Biographie

Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /Mai /2009 22:30
« Ce n’est pas seulement un pianiste génial ; il sera sans aucun doute un des grands artistes du XXIe siècle » (Le Figaro) Né à Ankara en Turquie, Fazil Say y étudia le piano et la composition au Conservatoire National. Lorsqu’il eut 17 ans, une bourse lui permit de se perfectionner durant cinq ans à l’Institut Robert Schumann de Dusseldorf auprès de David Levine.

De 1992 à 1995, il poursuivit également ses études au conservatoire de Berlin.

Fazil Say est régulièrement l’invité de l’Orchestre Philharmonique de New York, de l’Orchestre Philharmonique d’Israël, de l’Orchestre National de France et d’autres orchestres de premier plan. Il a joué entre autres au Festival de Lucerne, au Festival de piano de la Ruhr, au Festival de Verbier, au Festival de Montpellier, au Festival de Salzbourg, de même que dans les plus grandes salles de concert du monde : le Concertgebouw d’Amsterdam, la Philharmonie de Berlin, le Musikverein à Vienne, le Suntory Hall de Tokyo, le Carnegie Hall etc. En 2004, une tournée l’a mené avec Maxim Vengorov à travers l’Europe et les Etats-Unis, et en 2006, il a fondé un duo avec l’exceptionnelle violoniste Patricia Kopatchinskaja. Il est en outre un excellent interprète de jazz et se produit régulièrement au festival de Montreux.

Fazil Say est pianiste autant que compositeur. Son concerto pour piano et violon fut créé en 1991, un second concerto pour piano, « Silk Road », suivit en 1996. 2001 a vu la création de son oratorio « Nazim » à Ankara. De nombreuses autres composition ont vu le jour depuis : le 3e concerto pour piano en 2002, le « Requiem pour Matin Altiok » en 2003 et le 4e concerto pour piano en 2005. La même année, Fazil Say a écrit sa première musique de film, bientôt suivie d’autres, destinées aussi bien à des films turcs que japonais. Le ballet « Patara », commande de la ville de Vienne, a été créé en 2006. En février 2008, ce fut au tour du concerto pour violon « Mille et une nuit au Harem », créé par Patricia Kopatchinskaja à Lucerne.

La discographie de Fazil Say comprend la « Rhapsody in Blue » de Gerschwin, avec le Philharmonique de New York sous la direction de Kurt Masur, un récital consacré à Bach et l’arrangement du « Sacre du Printemps » de Stravinsky pour deux pianos (un enregistrement dans lequel Fazil Say joue les deux parties). Cette interprétation a été récompensée par de nombreuses distinctions, parmi lesquelles un Echo Klassik et le prix annuel de la critique du disque en Allemagne. Son premier enregistrement pour le label Naïve est exclusivement consacré à ses propres oeuvres. Le second comprend trois concertos de Mozart avec l’Orchestre de Chambre de Zurich sous la direction de Howard Griffith. En 2005, c’est un CD de sonates de Beethoven qui est paru, suivi en 2007 d’un CD consacré aux sonates de Haydn.

En 2008, Fazil Say a été nommé par l’Union Européenne « Ambassadeur pour le dialogue interculturel ».
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 02:28
Né à Boulogne près de Paris en 1878, Lucien Durosoir fit une carrière de violoniste avant de se consacrer à la composition. La déclaration de guerre, en août 1914, mit brutalement fin à cette carrière. De cette date au mois de février 1919 – soit pendant près de cinq ans –, Lucien Durosoir partagea la vie des fantassins dans les tranchées et les terribles combats de la Grande Guerre. À la fin de celle-ci, il s’isola dans les Landes pour s’adonner à la composition. Sa vie est donc très distinctement partagée en ces trois périodes de durée inégale et de styles de vie très contrastés.

Le violoniste virtuose


Élève d’André Tracol puis d’Henri Berthelier, à 16 ans, au Conservatoire supérieur de Paris, il en est exclu au bout de quelques mois pour insolence envers le directeur du Conservatoire, Ambroise Thomas, à l’époque. C’est donc hors de cette noble institution qu’il continue ses études, toujours avec son maître Berthelier. Dans le même temps, il étudie la composition avec Charles Tournemire. Dès 1900 il décide de partir perfectionner la technique et l’interprétation du violon auprès des grands maîtres allemands Joseph Joachim et Hugo Heermann. Sa carrière se fera en majeure partie hors de France ; il entreprend des tournées qui le mènent à travers toute l’Europe centrale, la Russie, l’Allemagne et l’Empire austro-hongrois. Il y fit entendre pour la première fois des oeuvres de musique française (Saint-Saëns, Lalo, Widor, Bruneau) comme à Vienne, où il fit découvrir la Sonate en la majeur pour
violon et piano de Gabriel Fauré en 1910. À l’inverse, il profita de ses tournées en France pour donner, en première audition, de grandes oeuvres du répertoire étranger : en 1901, il donne, pour la première fois en France, le Concerto pour violon de Richard Strauss et, en 1903, le Concerto de Brahms.

Partout, la critique fut élogieuse : «Lucien Durosoir fascine le public par l’élévation et l’élan de son jeu » (Neue freie Press, 11 janvier 1910). « Tous ces morceaux furent exécutés avec la même noblesse et la même beauté de jeu » (Wiener Mittags-Zeitung, 28 janvier 1910). « Il a montré, dans le concerto de Max Bruch, les plus rares qualités de sonorité et de musicalité, et dans le concerto de Dvorak, un style et une virtuosité étonnants. Monsieur Lucien Durosoir, à cette belle séance, s’est classé parmi les meilleurs virtuoses de son époque » (Le Figaro, 19 mai 1904).

Le soldat


Lorsque la guerre éclate, Lucien Durosoir est âgé de 36 ans. Après douze mois passés dans les tranchées, l’arme au poing, il devient brancardier.

Remarqué alors qu’il jouait du violon dans des offices funèbres, il est sollicité par le général Mangin, grand amateur de musique, pour la formation d’un groupe de musique de chambre : deux, trois, quatre ou cinq au gré des événements, ils jouaient le répertoire approprié qu’ils réclamaient à leurs familles (sonates, trios, quatuors, réduction d’orchestre pour piano et arrangements de toutes sortes, écrits par euxmêmes) ; on les appelait assez improprement « le Quintette du Général ». Autour de Lucien Durosoir, se regroupèrent rapidement le compositeur André Caplet et le jeune violoncelliste Maurice Maréchal. Tous trois passèrent ensemble ces années terribles et leur amitié se scella aussi bien dans les tranchées que dans les positions de repli où ils faisaient de la musique. L’idée de composer s’affirme de plus en plus fortement dans l’esprit de Lucien Durosoir. Sa mère lui adresse, à sa demande, des partitions de Brahms, Beethoven, Haydn, Debussy et beaucoup d’autres maîtres, dont il étudie l’écriture. Songeant à la fin de la guerre, il écrit, le 12 septembre 1916 : « Je commencerai la composition afin de m’habituer à manier les formes plus libres, et je donnerai, j’en suis persuadé, des fruits mûrs  ».

Le compositeur


Il revient à la vie civile en février 1919. Lucien Durosoir a laissé une quarantaine d’oeuvres, des pièces pour formations très variées, musique symphonique (Funérailles, suite pour grand orchestre, Dejanira, étude symphonique sur un texte de Sophocle) et musique de chambre (quatuors à cordes, sonates, trios, pièces brèves pour piano, nombreuses pièces pour piano et un instrument mélodique). Résultant de ce travail dans l’isolement et la solitude, son oeuvre est restée totalement inédite et inconnue durant plus de cinquante ans. La découverte récente de cette oeuvre musicale, la mise à jour d’une correspondance jugée exceptionnelle par des historiens de la Grande Guerre, donnent actuellement lieu à un foisonnement d’initiatives enFrance et à l’étranger. Ses oeuvres pour violon et piano ont été enregistrées par Geneviève Laurenceau et Lorène de Ratuld chez Alpha.
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 20:35
Bruno Fontaine commence l’étude du piano à l’âge de quatre ans et est admis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris à l’âge de onze ans. Il y obtient cinq premiers prix sous la direction, entre autres maîtres, de Pierre Sancan et Jean Hubeau.

En 1984, il rencontre Julia Migenes et devient directeur musical et arrangeur de ses spectacles. De 1986 à 1989, il est directeur musical des spectacles d’Alain Chamfort, de Mylène Farmer et de Johnny Halliday. En 1990, avec Lambert Wilson et Jean-Claude Penchenat, il participe à la conception du spectacle «Lambert Wilson chante», dont il écrit les arrangements et assure la direction musicale. En 1991, il écrit une partition originale pour la pièce de Jean Anouilh: «Eurydice», mise en scène par George Wilson.

En 1992, il rencontre Ute Lemper qui lui confie la production, les arrangements et la direction musicale de l’album Decca Illusions, qui reçoit en 1993 le grand prix de l’Académie Charles Cros. Bruno Fontaine réalise en 1994 la production et les arrangements d’un album Erato avec Simion Stanciu Syrinx, virtuose de la flûte de Pan, ainsi qu’un nouvel album Decca pour Ute Lemper City of strangers. En juillet 1996, il arrange et  dirige à Londres pour Sony Classical, une série de morceaux choisis parmi les grandes musiques de film, avec en soliste le guitariste John Williams accompagné par le London Symphony Orchestra. Au printemps 1997, il réalise pour Virgin Classics l’album Démons et Merveilles chanté par Lambert Wilson et participe à l’écriture du spectacle homonyme dont il assure la direction musicale au Théâtre des Abbesses en mai 1997. La même année, il réalise un album Erato chanté par Hanna Schygulla sur des textes de R.W. Fassbinder et Jean-Claude Carriere et des mélodies de J.M. Senia et il s’est vu confier par Alain Resnais la composition de la musique du film On connaît la chanson, partition pour laquelle il obtient une nomination aux Victoires de la Musique et aux Césars 1998. L’année 1999 voit la création d’une oeuvre symphonique concertante Cinco de la tarde, écrite et interprétée en collaboration avec Michel Portal.

Les compositions les plus récentes de Bruno Fontaine sont Round TM’, un hommage à Thelonious Monk, créé par Louis Sclavis et L’Orchestre des concerts Lamoureux (décembre 2001), ainsi que les deux suites symphoniques Hulophonies, inspirées des musiques des films de Jacques Tati, créées au Festival de Cannes 2002 par L’Orchestre de Cannes dirigé par Philippe Bender et les comédiens de Macha Makeieff et Jérôme Deschamps. En Janvier 2002, Bruno Fontaine a arrangé et dirigé une série de concerts avec les Rita Mitsouko, accompagnés par l’Orchestre des concerts Lamoureux.

Parmi les musiques originales composées pour le cinéma par Bruno Fontaine figurent les titres suivants : La vie ne me fait pas peur, réalisé par Noémie Lvosky, Tangos volés, réalisé par Eduardo De Gregorio, Ca ira mieux demain et C’est le bouquet, réalisés par Jeanne Labrune et Pas sur la bouche, réalisé par Alain Resnais.

Bruno Fontaine est le partenaire régulier en concert de Françoise Pollet, Wilhelmenia Fernandez et Katarina Jovanovic, Sonia Wieder Atherton, Miguel Da Silva et Guillaume Sutre, le Quatuor Ysaÿe et Michel Portal. Il s’est récemment produit en soliste avec L’Orchestre de la Suisse Romande, l’Ensemble orchestral de Paris, L’Orchestre de Cannes et L’Orchestre des concerts Lamoureux, sous la direction de Yutaka Sado, Philippe Bender
et Edmon Colomer.

Bruno Fontaine a enregistré plusieurs disques pour le Label Transart Live : janvier 2002, album consacré au compositeur Max Bruch ; janvier 2003, Bruno Fontaine accompagne la jeune soprano Katarina Jovanovic ; juillet 2003, Bruno Fontaine a enregistré un récital Mozart récompensé entre autres par quatre clés Télérama.
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 20:30
Misia, Émouvante, artiste dans l’âme, mêlant son art à d’autres disciplines comme le théâtre (Isabelle Huppert), la danse (Bill T.Jones) ou le cinéma (Patrice Leconte) : voici Misia, chanteuse de fado hors normes qui, depuis la sortie de Garras Dos Sentidos en 1998, puis avec son passage dans de nombreuses salles prestigieuses du monde entier, s’impose désormais comme une figure essentielle de la scène musicale internationale.

Portugaise, née à Porto d’une mère catalane et d’un père portugais, Misia est issue d’une lignée d’artistes –une grand-mère vedette de music-hall, une mère ballerine– et c’est tout naturellement qu’elle s’engage à son tour dans une carrière de chanteuse, touchant à tout, abordant différents styles comme autant d’expériences passionnantes. Après avoir passé quelques années à Madrid où elle vit de multiples expériences artistiques, elle retourne à Lisbonne où l’envie de chanter le fado s’impose à elle.





Son nom de scène est inspiré par la fameuse Misia Sert, muse de Mallarmé et amie de Proust et Picasso. Elle commence à travailler avec des musiciens, des compositeurs, des paroliers et des poètes pour construire son propre répertoire de ce chant nostalgique et dépouillé, d’une puissance et d’une intensité rares. Si Misia respecte l’orthodoxie de cet art, si profondément indissociable de la culture portugaise, elle sait également le renouveler fondamentalement en y ajoutant de nouveaux instruments comme le violon, l’accordéon ou encore le piano, enrichissant la tradition de nouvelles références littéraires, mettant en musique des poèmes d’auteurs du passé, ou bien écrits spécialement pour elle par des écrivains contemporains tel José Saramago, Prix Nobel de Littérature.

Après Garras dos Sentidos, premier album conceptuel associant le fado traditionnel à la poésie contemporaine, Paixoes Diagonais (1999), savant mélange de fados anciens et actuels, et Ritual (2001), fondamentalement ancré dans la pure tradition fadiste, Canto le nouvel album de Misia est un projet inédit, inspiré par la musique de Carlos Paredes, le plus important compositeur pour la guitare portugaise. Basé sur la rencontre de langages artistiques différents, refusant les influences des modes musicales du moment, Canto propose une musique lumineuse, littéralement des « chants », nourris du talent et de la générosité de poètes comme Vasco Graça Mouras, Sergio Godinho et Pedro Tamen, qui ont écrit des poèmes d’une bouleversante beauté.

Pour habiller cette musique unique, Misia a conservé ses guitaristes et son violoniste de fado, mais, sur une idée de son arrangeur Henri Agnel, elle s’est également entourée du quintette de la Camerata de Bourgogne. De tous ces ingrédients découle un chant instrumental qui n’est plus porté seulement par la guitare portugaise mais aussi par celui d’une voix : la voix immédiatement reconnaissable de Misia, toujours habitée par l’esprit du fado, qui transcende le genre, en faisant rimer spiritualité et profondeur avec l’âme du Portugal.

REPERES

1991 MÍSIA, son premier disque, est édité chez EMI-Valentim de Carvalho.

1993 MÍSIA FADO, à l’origine une édition à compte d’auteur, sort chez BMG-Portugal. L’album sort au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

1995 TANTO MENOS TANTO MAIS sort chez BMG. Album considéré comme un des meilleurs disques de l’année par divers média internationaux, il remporte le Prix de l’Académie Charles Cros en France. C’est le début de la carrière internationale de Misia.

1996 Mísia chante pour la première fois à Paris, à la Maison des cultures du Monde. Rencontre (décisive pour sa carrière) avec les directeurs artistiques du label classique Erato. Grand Prix du Disque de l’Académie Charles Cros, 1996 1997 Signature chez Erato.

1998 GARRAS DOS SENTIDOS sort chez Erato. Ce quatrième disque, distribué dans 62 pays, se vend à plus de 250.000 exemplaires dans le monde. Concerts - événements à Paris (Olympia) et au festival de jazz de Montreux. Première tournée aux Etats-Unis. Portugal : Disque d’Argent Garras dos Sentidos.

1999 PAIXOES DIAGONAIS voit le jour chez Erato. Grande première pour un album venu du Portugal, ces « Passions Diagonales » sont l’objet d’un « spotlight » dans le « Billboard », l’hebdomadaire-phare du music business mondial. Les concerts se succèdent dans les salles les plus prestigieuses : l’Olympia à Paris pour la deuxième fois, Le Town Hall de New York, la Philharmonie de Berlin, Le Cocoon Theater de Tokyo, le Piccolo Teatro de Milan, etc.

2001 RITUAL son 6e disque est édité chez Erato. Il est notamment présenté dans la cour d’honneur du Palais des Papes en Avignon où elle fait la rencontre d’Isabelle Huppert. 2003 Mísia signe avec Warner Jazz France pour le monde. Premier fruit de cette collaboration, CANTO, son 7e album.

2004 Tournée internationale : Allemagne, Chine, Singapour, Portugal et la France bien sûr.

2005 Sortie de « Drama Box » entre fado et pour la première fois, des réminiscences de l’univers de sa mère espagnole, sur d’intemporels Boléros et Tangos. Une tournée internationale suit la sortie de l’album. Représentation des « Septs Péchés Capitaux » (Weill) en Allemagne, sa première rencontre avec un orchestre symphonique d’où fleurira l’envie des « Saudades Symphoniques ».

2008 Sortie de « Lisboarium » chez Universal.
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 19:36

Jean-François Lapointe interprète la mort de Valentin,µ
du Faust de Charles Gounod (Corégies d'Orange).



Jean-François Lapointe est un baryton québécois ayant étudié le chant à l'Université Laval avec Louise André, puis en leçons privées avec Martial Singher en Californie.


Il est reconnu pour ses interprétations du répertoire français, particulièrement le rôle de Pelléas dans Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, qu'il a notamment chanté à la Canadian Opera Company, à La Scala de Milan et au Théâtre des Champs-Élysées à Paris.


Il a été remarqué dans le rôle de Fieramosca, de l’opéra Benvenuto Cellini, de Berlioz, présenté en version concert à Paris en 2004, avec l’Orchestre national de France sous la direction de John Nelson, une prestation disponible sur étiquette Virgin Classics.


Il a également connu beaucoup de succès en interprétant, à Copenhague, à Trieste et à Genève, le rôle-titre de Hamlet, opéra d'Ambroise Thomas. Il s'est par ailleurs illustré dans les rôles de Valentin (celui du Faust de Gounod, qu'il a chanté aux Chorégies d'Orange à l'été 2008), de Mercutio (Roméo et Juliette, de Gounod) et d'Albert, dans le Werther, de Massenet, qu’il a chanté en décembre 2007 au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, dans une mise en scène de Guy Joosten. Il a d'autre part effectué ses débuts dans le rôle d'Escamillo (Carmen, de Bizet) en mai 2008, à l'Opéra de Lausanne, rôle qu'il a chanté lors d'une tournée de cette production au Japon à l'automne 2008 et qu'il reprendra, toujours au Japon mais dans une autre production, en juin et juillet 2009.


S'il est très recherché pour les grands rôles du répertoire, Jean-François Lapointe n'hésite pas à s'investir dans des œuvres moins connues. Il a ainsi participé à la création française du Candide de Bernstein (dans le rôle-titre), ainsi qu'à la re-création de Mârouf, savetier du Caire à l'Opéra de Marseille (toujours dans le rôle-titre). On a également pu l'entendre dans le rôle du Duc de Rothsay, de La Jolie Fille de Perth de Bizet, au Théâtre Impérial de Compiègne. Un enregistrement vidéo et discographique en témoigne.

En 2006, il enregistrait sous étiquette Analekta, avec la pianiste Louise-Andrée Baril, deux disques consacrés à la mélodie française. Le premier contient des poèmes de Paul Verlaine mis en musique par Reynaldo Hahn, Gabriel Fauré, Claude Debussy et le Québécois André Mathieu et le second regroupe des mélodies d’Ernest Chausson (le cycle Poème de l’amour et de la mer) et d’Henri Duparc (poèmes de Baudelaire, Leconte de Lisle et autres poètes français).


Sa grande aisance scénique et ses talents de comédien lui valent d'être également très apprécié dans le domaine de l'opérette. C'est ainsi qu'il a été applaudi dans le rôle de Danilo (La Veuve joyeuse) aussi bien à Québec et à Montréal qu'à Marseille ou à Liège. Il a également à son répertoire les rôles de Brissac (personnage des Les Mousquetaires au couvent, chanté au Théâtre du Capitole de Toulouse) et du Vice-Roi du Pérou (dans La Périchole d'Offenbach), pour ne donner que ces deux exemples.


Enfin, si Jean-François Lapointe œuvre surtout dans le répertoire français, il ne néglige pas pour autant le répertoire italien. Il a ainsi chanté les rôles de Figaro (Le Barbier de Séville) à Paris, du Comte Almaviva (Les Noces de Figaro) à Nancy et de Don Giovanni à Trieste.


Parallèlement à sa carrière scénique, Jean-François Lapointe se produit en concert, tant dans le domaine de la mélodie que dans celui de l’oratorio. Il a par exemple donné un concert de mélodies françaises à Montréal avec la pianiste Louise-Andrée Baril, en juin 2008. Quelques mois plus tard au Grand Théâtre de Québec, il chantait Le Poème de l'amour et de la mer avec l'Orchestre symphonique de Québec.


Au cours des dernières années, en plus de s'adonner à la direction d'orchestre, il a assuré la direction artistique de plusieurs projets et offert des Master Classes lyriques en Europe et au Canada.


En 2009, il chante entre autres dans les productions suivantes : Les Pêcheurs de perles (rôle de Zurga), de Bizet, à l'Opéra de Toulon, Béatrice et Bénédict (Claudio), de Berlioz, au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, Faust (Valentin) à Palerme, La Dame de Pique (le prince Eletski) de Tchaïkovski, à l'Opéra de Monte-Carlo, et Carmen à Tokyo.

 

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